فرانسوا کوپه

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فرانسوا کوپه
François Coppée.jpg
نام اصلی François Coppée
زادروز ۱۸۴۲ میلادی
مرگ ۱۹۰۸ میلادی
ملیت فرانسوی Flag of France.svg
پیشه نویسنده و شاعر

فرانسوا کوپه (به فرانسوی: François Coppée) نویسنده و شاعر قرن نوزدهم میلادی اهل فرانسه است. از آثار اوست «عابر»، «فردوسی»، «برای تاج»، «صمیمیت‌ها»، «دفتر سرخ» و «فرودستان».

جستارهای وابسته[ویرایش]

منابع[ویرایش]

  • Lagarde, André and Laurent Michard. la garde et Michard Moyen Age: Les Grands Auteurs français du programme - Anthologie et Histoire littéraire. Bordas, 1962. 
Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Jean-François Copé.

François Coppée

Description de l'image  François Coppée.jpg.
Nom de naissance François Édouard Joachim Coppée
Activités Écrivain
Naissance 26 janvier 1842
Paris
Décès 23 mai 1908 (à 66 ans)
Paris
Langue d'écriture français
Genres poésie, roman, théâtre
Distinctions membre de l'Académie française

François Édouard Joachim Coppée, né le 26 janvier 1842 à Paris[1] où il est mort le 23 mai 1908, est un poète, dramaturge et romancier français.

Coppée fut le poète populaire et sentimental de Paris et de ses faubourgs, des tableaux de rue intimistes du monde des humbles. Poète du souvenir d'une première rencontre amoureuse (« Septembre, au ciel léger »), de la nostalgie d'une autre existence (« Je suis un pâle enfant du vieux Paris ») ou de la beauté du crépuscule (« Le crépuscule est triste et doux »), il rencontra un grand succès populaire.

Biographie

Il naît à Paris au 2, rue de l'Abbé-Grégoire. Son père était un fonctionnaire et il eut une mère très attentive. Après être passé par le lycée Saint-Louis il devint employé de bureau au ministère de la guerre et s'attira bientôt les faveurs du public comme poète de l'école parnassienne.

Ses premiers vers imprimés datent de 1864. Ils furent réédités avec d'autres en 1866 sous la forme d’un recueil (Le Reliquaire), suivi (1867) par Intimités et Poèmes modernes (1867-1869). En 1869 sa première pièce, Le Passant, fut reçue avec un grand succès au théâtre de l’Odéon et par la suite Fais ce que dois (1871) et Les Bijoux de la délivrance (1872), courts drames en vers inspirés par la guerre, furent chaleureusement applaudis.

Après avoir occupé un emploi à la bibliothèque du Sénat, Coppée fut choisi en 1878 comme archiviste de la Comédie Française, poste qu'il garda jusqu'en 1884. Cette année-là, son élection à l'Académie française l’amena à se retirer de toutes les charges publiques. Il continua à publier à intervalles rapprochés des volumes de poésie, parmi eux Les Humbles (1872), Le Cahier rouge (1874), Olivier (1875), L'Exilée (1876), Contes en vers etc. (1881), Poèmes et récits (1886), Arrière-saison (1887), Paroles sincères (1890).

Dans ses dernières années, il produisit moins de poésie, mais publia encore deux volumes, Dans la prière et la lutte et Vers français. Il avait acquis la réputation d’être le poète des humbles. Outre les pièces mentionnées ci-dessus, deux autres écrites en collaboration avec Armand d'Artois et quelques petites pièces d'importance mineure, Coppée écrivit Madame de Maintenon (1881), Severo Torelli (1883), Les Jacobites (1885) et d'autres drames sérieux en vers, dont Pour la couronne (1895), qui fut traduit en anglais (For the Crown) par John Davidson et représenté au Lyceum Theatre en 1896.

Académiciens aux obsèques de François Coppée le 26 mai 1908 au cimetière du Montparnasse.

La représentation d'un bref épisode de la Commune, Le Pater, fut interdite par le gouvernement (1889). Le premier récit en prose de Coppée, Une Idylle pendant le siège, parut en 1875. Il fut suivi par différents volumes de nouvelles, par Toute une jeunesse (1890) où il essayait de reproduire les sentiments, sinon les souhaits réels, de la jeunesse de l'auteur, Les Vrais Riches (1892), Le Coupable (1896), etc. Il fut fait officier de la Légion d'honneur en 1888.

La réimpression d’une série d'articles brefs sur des sujets divers, intitulée Mon franc-parler, parut de 1893 à 1896 ; en 1898 vint La Bonne Souffrance, le résultat de son retour à l'Église catholique, qui lui valut une grande popularité. La cause immédiate de son retour à la foi fut une grave maladie qui le fit deux fois approcher de la mort. Jusqu’alors il avait manifesté peu d'intérêt pour les affaires publiques, mais il rejoignit la section la plus exaltée du mouvement nationaliste, en même temps qu’il continuait à mépriser le système de la démocratie. Il prit une part importante aux attaques contre l’accusé dans l'affaire Dreyfus et fut un des créateurs de la fameuse Ligue de la patrie française fondée par Jules Lemaitre et sa maîtresse, Madame de Loynes et où il retrouve un ami, Paul Bourget, déjà croisé lors des dîners des Vilains Bonshommes et dont il est parrain lorsque ce dernier entre à l'Académie française.

En vers et en prose, Coppée s’appliqua à exprimer l'émotion humaine de la façon la plus simple : le patriotisme instinctif, la joie d’un nouvel amour et la pitié envers les pauvres, traitant chacun de ces sujets avec sympathie et pénétration. La poésie lyrique et idyllique, grâce à laquelle on continuera à se souvenir de lui, est animée par un charme musical et à quelques occasions, comme La Bénédiction et La Grève des forgerons, montre par moments un puissant pouvoir d'expression.

Il mourut à Paris au 12, rue Oudinot et fut inhumé au cimetière du Montparnasse.

Jugements divers

Portrait de François Coppée par Paul Chabas (1895).

Son premier recueil, Le Reliquaire (1866), l'avait placé au sein du mouvement poétique du Parnasse. Mais dès ses Intimités (1868), il s'en était détourné pour se tourner vers une poésie du quotidien, utilisant des mots de tous les jours, mais dans une prosodie classique, sans échapper au prosaïsme et au conformisme. Robert de Montesquiou a rapporté[2] qu'Anatole France, lui avait conté avoir lu, sur une couronne mortuaire, l'inscription : « Le cercle des joueurs de boules de Neuilly », et avoir tout de suite pensé aux vers des Humbles de Coppée, en particulier au Petit Épicier.

Les « poètes maudits » de son temps (Verlaine, Rimbaud, Charles Cros), aimaient à pasticher ses dizains. De son côté, il avait commenté ainsi le sonnet des Voyelles :

Rimbaud, fumiste réussi,
Dans un sonnet que je déplore,
Veut que les lettres O, E, I
Forment le drapeau tricolore.
En vain le décadent pérore,
Il faut sans « mais », ni « car », ni « si »
Un style clair comme l'aurore :
Les vieux Parnassiens sont ainsi[3].

En mai 1874, dans son Avertissement de la Première Édition du Cahier Rouge, il astreint cette tâche au poète :

« Selon nous, le poëte n'a plus à s'occuper de ce qu'il a déjà accompli, mais seulement de ce qu'il se propose de faire encore. C'est vers la perfection qu'il rêve, et non vers le succès qu'il constate, que doivent tendre ses progrès; et, pour notre compte personnel, quand une fois nous avons donné notre livre à l'impression, nous n'en prenons pas plus souci que les arbres printaniers, que nous voyons de notre fenêtre, ne s'inquiètent de leurs feuilles mortes du dernier automne. »

Œuvre

Poésie

Manuscrit autographe d'un poème paru dans la Nouvelle Revue internationale en 1898 (« Tu frémis en songeant... » ).
  • Le Reliquaire, 1866[1]
  • Matin d'octobre
  • Décembre
  • Les Intimités, 1867[1]
  • Poèmes divers, 1869
  • Ruines du cœur, 1887
  • Poèmes modernes, 1869 (dont L'Angélus, Le Père et La Grève des forgerons)
  • Les Humbles, 1872[1]
    • Les Humbles (dont La Nourrice et Émigrants)
    • Écrit pendant le siège
    • Quatre sonnets
    • Promenades et intérieurs
    • Plus de sang !
  • Le Cahier rouge, 1874
  • Olivier, 1876
  • Les Récits et les Élégies, 1878 (dont L'Exilée[4])
  • Le Naufragé, 1878
  • Contes en vers et poésies diverses, 1880 (dont L'Enfant de la balle et La Marchande de journaux)
  • Arrière-Saison, 1887
  • Les Paroles sincères, 1891
  • Dans la prière et dans la lutte, 1901
  • De pièces et de morceaux
  • Des Vers français, 1906
  • Sonnets intimes et poèmes inédits, Vers d'amour et de tendresse, posthume, 1927

Théâtre

  • Le Passant, comédie en un acte, en vers, 1869[1]
  • Deux douleurs, drame en un acte, en vers, 1870
  • Fais ce que dois, épisode dramatique, 1871
  • Les Bijoux de la délivrance, scène en vers, 1872
  • L'Abandonnée, 1871
  • Le Rendez-vous, 1872
  • La Guerre de cent ans
  • Le Luthier de Crémone, comédie en un acte, en vers, 1876
  • Le Trésor, 1879
  • La Korrigane, 1880
  • Madame de Maintenon, drame en cinq actes avec un prologue, en vers, 1881
  • Severo Torelli, drame en cinq actes, en vers, théâtre de l'Odéon, 21 novembre 1883[1]
  • Les Jacobites, drame en cinq actes, en vers, théâtre de l'Odéon, 21 novembre 1885[1]
  • Le Pater, drame en un acte, en vers, 1889 (également publié dans Le Figaro du 23 décembre 1889)
  • Pour la couronne, drame en cinq actes, en vers, 1895

Romans, contes et nouvelles

  • Une idylle pendant le siège, 1874 ; édition critique de Than-Van Ton That : 2005
  • Contes en prose, 1882
  • Vingt Contes nouveaux, 1883
  • Le Banc, idylle parisienne, 1887
  • Contes rapides, 1888
  • Henriette, 1889
  • Toute une jeunesse, 1890
  • Les Vrais Riches, 1889
  • Rivales, 1893
  • Longues et brèves, 1893
  • Contes tout simples, 1894
  • Le Coupable, 1896
  • La Bonne Souffrance, 1898
  • Contes pour les jours de fête, 1903

Articles, essais & divers

Signature de François Coppée.
  • Mon franc-parler
  • L'Homme-affiche, 1891
  • Souvenirs d'un Parisien
  • La Bataille d'Hernani
  • La Maison de Molière
  • La Gangrène maçonnique, avec André Baron, éditeur A. Pierret, 1899

Mnémotechnie

Dans l'apprentissage du néerlandais par des francophones, la phrase mnémotechnique « François Coppée prend son tchaud » relève les fins de radicaux de verbes (f, c, p, s, t, ch) auxquels il faut adjoindre la particule « t » pour la formation du prétérit et du participe passé.

Toponyme

Au 1 boulevard du Montparnasse dans le 6e arrondissement de Paris se situe un restaurant éponyme, nommé ainsi en hommage à sa prolifique oeuvre littéraire[5]. L'établissement propose notamment des réunions d'amateurs d'art ou de poésie donnant au lieu un esprit littéraire bien particulier.
Différentes municipalités ont baptisé des rues en son honneur, notamment à Paris, Lille, Nantes, Grenoble, Brest, Perpignan, Mandres-les-Roses, Plaisir, Malakoff, Brive-la-Gaillarde, Palaiseau, Vaires-sur-Marne, Auvers-sur-Oise, Mers-les-Bains, Talence, à Tours un rond-point porte son nom, ainsi qu'une avenue à Villemomble.
Une école élémentaire du 15e arrondissement de Paris porte son nom.

Adaptations au cinéma

Notes et références

Sources

Notes

  1. a, b, c, d, e, f et g François COPPÉE Sur le site academie-francaise.fr
  2. Têtes couronnées, Paris, Sansot, pp. 209-210.
  3. Bertrand Degott, Ballade N'Est Pas Morte, p. 107, Presses universitaires de France-Comté, 1996.
  4. Voir le document en ligne : Europeana.
  5. Restaurant le François Coppée

Annexes

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